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"Enseigner et former en 2030 : quelles projections construire ?"

Le détail de votre journée du  26 nov. 2026

2030 : une projection dans un temps à la fois proche et lointain. Une distance qui nous permet de nous poser une question : que devraient être l’enseignement et la formation dans cet avenir proche ? Et donc quels choix devons-nous faire aujourd’hui individuellement et collectivement ? Quelles lignes directrices conserver alors que l’horizon est mouvant ?

Cette demi-journée ne doit pas être envisagée comme un exercice de prospective mais bien comme un moment d’affirmation :  les transformations en cours sont suffisamment profondes pour qu'on ne puisse plus se contenter de les observer ou de s'y adapter. Il faut donc les interroger, les confronter à des valeurs éducatives, et construire ensemble des projections qui orientent les choix et ce dès aujourd’hui.

Engagement des apprenants, légitimité des savoirs, pratiques d'évaluation, rôle des technologies, impact cognitif de l'IA : ces questions ne trouveront pas leurs réponses dans une veille désincarnée ou un rapport de tendances. Elles se construisent dans la mise en dialogue des personnes qui forment, qui conduisent des recherches, qui conçoivent des outils, qui apprennent.​

OUVRIR LES HORIZONS

2030 : une projection dans un temps à la fois proche et lointain. Une distance qui nous permet de nous poser une question : que devraient être l’enseignement et la formation dans cet avenir proche ? Et donc quels choix devons-nous faire aujourd’hui, individuellement et collectivement ? Quelles lignes directrices conserver alors que l’horizon est mouvant ?

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Intelligence artificielle, nouvelles attentes des apprenants, reconnaissance des compétences, mutation rapide des métiers : les repères sur lesquels se sont construits l’enseignement supérieur et la formation sont bousculés de toutes parts. Face à ces transformations, la tentation est grande de les subir, ou de s’y adapter au fil de l’eau.

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Ouvrir les horizons, c’est d’abord prendre du recul : regarder au-delà de l’urgence et des effets d’annonce pour distinguer ce qui change en profondeur, ce qui mérite d’être préservé et ce qui reste à inventer. C’est aussi accepter de confronter ces évolutions à nos valeurs éducatives, pour construire ensemble des projections qui orientent nos choix dès aujourd’hui.

L’engagement des apprenants à
l’ère de l’IA

L’IA générative a modifié le rapport à la tâche intellectuelle. En permettant d’obtenir rapidement un résultat là où un effort cognitif était auparavant nécessaire, elle fait naître chez les apprenants une interrogation de fond : si la tâche peut être déléguée, pourquoi s’engager dans l’apprentissage ? Dès lors, n’est-ce pas notre rapport au savoir et à la connaissance qui doit être repensé ?

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Ce thème questionne la manière dont l’IA peut impacter le phénomène du désengagement, déjà au centre des préoccupations des pédagogues. Sans le réduire à une question de génération ou de motivation individuelle, il interroge les conditions dans lesquelles l’envie d’apprendre peut se maintenir ou se reconstruire dans un contexte où les repères traditionnels sont brouillés.

L’avenir de l’évaluation

L’évaluation est l’une des étapes du parcours de formation les plus chargées d’enjeux institutionnels, pédagogiques et symboliques. Elle est aussi probablement la dimension de l’enseignement la plus directement bousculée par l’IA. Ce thème a pour vocation d’ouvrir le débat sur ce que l’évaluation est, ce qu’elle devient, et sur la manière dont sa place dans un enseignement en mutation continue pourrait se trouver renouvelée.

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Instrument de sanction, outil de positionnement, levier de remédiation, signal pour le monde professionnel : l’évaluation remplit plusieurs fonctions qui ne s’accommodent pas des mêmes formats. L’automatisation ouvre des possibilités réelles pour certaines d’entre elles, mais soulève des questions légitimes pour d’autres, alors que la montée en puissance de la reconnaissance des compétences invite à repenser ce que signifie valider un parcours.

La place du réel et de l’expérience
des apprenants

À l’ère de l’hyper-connexion, quel rôle le réel peut-il jouer dans les parcours d’enseignement supérieur ? Cette question est proposée comme fil directeur d’un thème qui invite à prendre le prisme du réel pour réévaluer les missions de l’enseignement supérieur à l’horizon 2030 : au-delà des compétences et des connaissances, les enjeux de citoyenneté, de socialisation et de rencontres ne retrouvent-ils pas une place prépondérante ?

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Les soft skills, tellement recherchées, peuvent-elles se révéler et s’éprouver ailleurs que dans le réel ? Comment les pédagogies actives permettent-elles de développer et d’entretenir ces compétences ? Quels places et rôles pour les solutions numériques dans cette perspective ? Comment les approches pédagogiques doivent-elles évoluer pour apporter une valeur augmentée et expérientielle ?

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